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Les monastères

Malgré leur autonomie, les Visitations sont attachées à l'histoire de leur ordre et gardent en mémoire les différentes maisons qui le composent à travers les Lettres circulaires reçues et en tenant à jour le Livre des élections, un cahier manuscrit où sont renseignés les noms de chaque supérieure. Ces écrits contiennent parfois une « liste des monastères de la Visitation Sainte-Marie », comme celui de Chartres élaboré sous l'Ancien Régime, conservé au musée de la Visitation, ou celui de Mâcon, toujours utilisé à Moulins. Une énumération des Visitations apparaît aussi dans les différentes éditions des Petites Coutumes dès le XVIIe siècle. Une liste fut également publiée en 1863 par monseigneur Émile Bougaud en annexe de son Histoire de sainte Chantal et des origines de la Visitation. À chaque fois, l'inventaire est établi par ordre chronologique des fondations, car ce n'est pas le lieu qui fait une communauté de la Visitation : celle-ci garde son identité, sa personnalité morale, même si des contingences matérielles ou politiques la contraignent à changer de ville, de diocèse ou de pays. Pourtant, ce déménagement entraîne la création d'un nouveau « monastère de la Visitation de... ».

Bien qu'intéressant, ce classement chronologique rend difficile son utilisation. Pour trouver des informations sur un monastère - par exemple Venise -, il faut savoir qu'il s'agit de la deuxième maison de l'ordre fondée à Lyon qui vit aujourd'hui à Trévise (Italie).
Nous avons donc souhaité établir la liste alphabétique, actualisée en 2011, des 490 villes (ou lieux-dits) où a vécu l'une des 360 communautés créées depuis 1610 et officiellement reconnues par Annecy.

Les fonds archivistiques des couvents et les volumes propres à chaque maison de l'institut - Livre du chapitre, Livre du couvent, Annales -ainsi que la série manuscrite intitulée Histoire des fondations des monastères de la Visitation Sainte-Marie furent nos sources initiales. S'y ajoutent : l'Aperçu historique de notre saint ordre établi par sœur Marie-Patricia Burns dans les années 1990 (diffusion interne) et Manantial y Fuentes de la Visitacion dressé par Oviedo (Espagne) en 1994 à l'occasion de l'Année internationale de la famille (diffusion interne). Enfin, le livret des Adresses des monastères de la Visitation, partagé chaque année par le Premier d'Annecy, nous a permis de suivre leur déplacement éventuel.

Chaque entrée de l'index correspond à une ville où des visitandines vécurent unies, sous la conduite de la supérieure canoniquement élue, dans un bâtiment particulier. Les adresses de déménagement au sein d'une même cité ne sont pas mentionnées, sauf quand le couvent prend le nom du quartier ou de la rue où il s'installe. Si des visitandines s'installent dans une ville ayant déjà accueilli une communauté mais qu'elles ne sont pas « héritières » (au travers du livre de profession, membres communs...), cette installation est considérée comme une nouvelle fondation. Par exemple, Moulins accueille la 3e fondation de l'ordre en 1616. La Révolution disperse les sœurs en 1792. La présence visitandine ne sera restaurée qu'en 1876 dans la cité bourbonnaise, avec la 259e fondation réalisée par le Premier monastère de Paris.

Le français étant la « langue officielle » de l'ordre, nous nous sommes inscrits dans cette tradition en retenant l'orthographe française des villes étrangères, principalement pour les fondations les plus anciennes. Certains lieux ont changé de pays d'appartenance au cours des siècles, les frontières actuelles ont été retenues ici.