home
Un nouveau trésor de broderie !
Chasuble entièrement réalisée à la main y compris les galons matérialisant les orfrois qui sont dans
Samedi 25 Février 2017
 


Parcours de l'exposition

Le contexte historique des canonisations à la Visitation

Lorsque François de Sales, béatifié en 1662, fut canonisé en 1665, cela faisait à peine plus de quarante ans qu'il était décédé. Sa canonisation extrêmement rapide fit suite à l'élan populaire qui déjà l'encensait de son vivant. C'était le premier saint de langue française depuis plus de cent ans.

Tout concordait pour que les cités s'organisent et participent aux « festivités ». De plus, comme 120 des plus grandes villes de France et de Savoie accueillaient déjà un monastère de la Visitation, ces communautés constituèrent la source et le point central de l'engouement populaire qui se manifestait, générant un foisonnement des célébrations partout en France. Depuis sa fondation à Annecy, l'ordre de la Visitation avait énormément recruté dans les milieux nobles et bourgeois, et tous se sentaient motivés pour participer aux manifestations, les uns par un don, les autres par le prêt de mobilier ou de moyens logistiques... On organisa des carrousels, « on alluma le feu d'artifice, dont la machine estait carrée, en forme de portique. Sur le milieu estait l'Autel du Soleil et au-dessus un phénix aux aisles estendues. Un rayon partit d'un soleil placé au plus haut du clocher de la Métropolitaine pour mettre le feu à ce bûcher... »

La béatification de Jeanne de Chantal en 1751 fut tout aussi dignement fêtée à la Visitation. Les visitandines attachaient beaucoup de considération à ces cérémonies qui, dans un contexte devenu moins favorable, leur faisaient espérer un regain de piété.

Les fêtes qui ont célébré la canonisation de sainte Jeanne de Chantal en 1767 furent certes plus sobres, mais restèrent très imprégnées de ferveur populaire, témoignant de l'espoir d'un renouveau de la foi dans un moment où elle était en déclin.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque fut canonisée en 1920, après avoir été déclarée bienheureuse dès 1864. Sa canonisation a été retardée par divers événements historiques : la guerre de 1870, celle de 1914-1918, et les lois de séparation des Églises et de l'État en 1905. Le contexte des festivités avait totalement changé par rapport à celui des saints fondateurs : la Révolution française, les mutations politiques et religieuses, la révolution industrielle du XIXe siècle avaient eu un retentissement considérable et avaient profondément marqué les consciences...

À Paray-le-Monial, les fêtes furent fastueuses, là des arcs de triomphe furent érigés : « Le premier, qui surprend au sortir de la gare, est d'une inspiration défiant toute contrefaçon par son caractère unique. Là, ni fleurs, ni verdure, mais une ingénieuse combinaison de ce que nous appellerons les armoiries des Chemins de fer : passerelle métallique, sémaphores, disque. C'est l'œuvre de la Compagnie P.L.M. »