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Reportage France 3
Rien de tel pour découvrir une exposition qu´une vidéo de qualité. Prenez le temps de découvrir le
Mercredi 05 Juillet 2017
 


Parcours de l'exposition

Liens avec le monde

La fondation d’un monastère, son architecture

Ces deux pièces mitoyennes ne sont liées que par un tour. Dans la sacristie extérieure, accessibles aux clercs, les prêtres revêtent les ornements liturgiques. La sœur sacristaine a la charge de la sacristie intérieure. C'est un lieu de conservation des trésors d'orfèvrerie, de certaines reliques insignes, d'une partie des vêtements liturgiques richement brodés.
Pour rappeler cette fonction, un meuble de conservation est laissé à la libre disposition du visiteur. Parmi les dix chasubles très différentes et pourtant d'égale beauté qu'il contient, il pourra choisir celle qui lui plait le plus.

La clôture et le tour

Le concile de Trente définissait les ordres cloîtrés ainsi : « Qu’il ne soit loisible à aucune Religieuse après la profession, de sortir du Monastère, si ce n’est pour quelque cause légitime, qui doit être approuvée par l’Évêque. » Les visitandines vivent donc ensemble, isolées du monde. Pour permettre les liens vitaux (approvisionnement, courriers…), le tour est la seule ouverture sur le monde. Il est administré par les sœurs tourières, qui ne vivent pas en clôture et assurent toutes les fonctions que la règle interdit aux sœurs cloîtrées. Elles constituent un lien social important pour la communauté. A leur suite, le visiteur, mis en situation face à la reconstitution d’un tour, pourra appréhender les conséquences pratiques d’une vie cloîtrée.

L’accueil des pensionnaires et des retraitantes

La spiritualité salésienne, inspirée des écrits de saint François de Sales, a longtemps marqué les esprits et les familles en Europe. Les communautés, sont d’autant mieux comprises et soutenues par le société civile qu’elles partagent avec elle, les mêmes idéaux. Elles gèrent des pensionnats de jeunes filles ce qui donne aux monastères une forte présence dans la cité et confère des revenus complémentaires à la communauté. De nombreuses novices furent d’abord pensionnaires. Durant leur étude elles ont souvent été touchées par la vie des visitandines. A l’ombre des cloîtres, elles ont réfléchi sur le sens qu’elles voulaient donner à leur vie, en méditant entre autres sur les décors du monastère, souvent allégorique comme le tableau ci-dessous où la jeune fille peut choisir entre suivre le Christ ou un diablotin.

Une vie de prière

Les sacristies extérieure et intérieure

Ces deux pièces mitoyennes ne sont liées que par un tour. Dans la premiière, accessibles aux clercs, les prêtres y revêtent les ornements liturgiques. La sœur sacristaine a la charge de la seconde. C’est une lieu de conservation des trésors d’orfèvrerie, de certaines reliques insignes, d’une partie des vêtements liturgiques richement brodés. Pour rappeler cette fonction, un meuble de conservation est laissé à la libre disposition du visiteur. Parmi les dix chasubles très différentes et pourtant d’égale beauté qu’il contient, il pourra choisir celle qui lui ressemble le plus.

La chapelle

Seule partie du monastère accessible au monde civil, l’intérieur de la chapelle est l’objet de toutes les attentions et les religieuses suivent en cela les recommandations de Jeanne de Chantal : il ne doit rien y avoir dans le monastère qui ne ressente la véritable pauvreté et simplicité «on excepte toutefois l’Autel et l’Église». Partout l’édifice concentre le maximum d’œuvres d’art de qualité, les plus significatives sur le plan religieux et les plus soignées sur le plan artistique. Pièce phare de l’exposition, le retable-reliquaire de la chapelle de l’ancien monastère de Moulins, en restauration depuis de nombreuses années, sera de nouveau accessible au public, en attendant de retrouver sa place originale Dès lors le public est invité à pénétrer en clôture

Le chœur de soeurs

Perpendiculaire à la chapelle, cette salle de prière est le cœur - métabolique - du monastère, le lieu où les visitandines viennent se ressourcer et prier, toutes ensembles, plusieurs fois par jour. Ce lieu empreint de recueillement représente pour les moniales un des plus forts symboles de leur union à Dieu, si proche d’elles, dans le tabernacle de la chapelle. Conformément à la tradition occidentale, l’architecture conventuelle féminine s’articule autour de deux pôles, l’un cultuel, l’autre claustral. Le chœur des religieuses et le reste de l’église. Comme l’évoque les clichés et les tableaux de cette salle, le chœur est séparé du sanctuaire par une fenêtre fermée d’une grille en fer. Tout autour du chœur est placé un rang de stalles où s’assoient les religieuses.

Les oratoires

Etablis dans nombre d’endroits du monastère, ces autels privés abritent les œuvres de visitandines comme les papiers roulés ou des tableaux peints mais aussi les dons royaux et présents charitables et les reliquaires aux matières précieuses.

Vivre ensemble

Devenir visitandine

Après plusieurs années de discernement et de formation, la novice se prépare à consacrer sa vie à Dieu au sein de sa nouvelle famille. Pour marquer son entrée dans la communauté, la future professe est revêtue d’une robe de cour, et plus tard d’une robe de mariée. Au sein de l’exposition, le mannequin qui la figure, porte un magnifique voile de mariée du XIX° siècle entièrement réalisé en dentelle au point d’Angleterre. Généralement, elle offre cet habit civil pour la sacristie afin qu’il soit transformé pour le culte, suivant les nécessités du moment.

La vie quotidienne

Bien que consacrés à vie spirituelle, les sœurs n’échappent pas aux labeurs du quotidien : cuisine, vaisselle, jardin, élevage, buanderie, roberie. La communauté vit autant que faire se peut en autarcie, elle doit donc organiser et assumer seule toutes les activités nécessaires à sa vie et à son équilibre. Le visiteur pourra ainsi découvrir les différentes tâches nécessaires au bon fonctionnement du monastère, chaque sœur étant chargée par la supérieure (pour un an) d’une fonction particulière, appelée emploi.

Humilité visitandine

Dans le mystère de la Visitation, la charité et l’humilité animent la Vierge Marie lorsqu’elle se rendit en hâte visiter sa cousine Élisabeth. Ces principes articulent la vie des visitandines. Les sœurs partagent le temps de leurs journées entre prière et travail collectif. Ainsi, les visitandines se rassemblent plusieurs fois dans la journée dans la salle de communauté lieu de travail communautaire, d’échange et de récréation. Elles se placent également sous la direction de leur supérieure. Chaque samedi, au chapitre devant la communauté assemblée, la supérieure donne un enseignement s’inspirant des textes de l’institut ou des fondateurs, « leur recommandant souvent l’exacte observance ».

La salle des ouvrages et la chambre des ornements

L’exposition se termine sur deux pièces dans lesquelles les visitandines donnent vie et conservent leurs créations. En dehors des temps de prières et des tâches ménagères, le cadencement des journées à la Visitation laisse aux religieuses un peu de temps chaque jour pour travailler à des ouvrages. Les œuvres réalisées à l’ombre des cloîtres sont très diverses : de grands ouvrages de broderies sur les vêtements liturgiques, des travaux de peinture sur toile, des petites images de dévotion, mais aussi l’enluminure au travers de missels ou de canons d’autel, sans oublier les dentelles. Le visiteur sera sans aucun doute ébloui par la mise en scène de ces trésors de patience, de douceur et d’ingéniosité, si rarement présents dans les musées et collections accessibles au public

Pluvial du bon Pasteur
Pluvial du bon Pasteur
Broderie : fils de soie et filé or, cannetilles mates, paillettes. Espagne, fin XVIIIe siècle ou début XIXe siècle
Ornement de la Passion
Ornement de la Passion
Brodé par des visitandines de Münster (Allemagne) vers 1865, alors en exil à Orléans
Trésors de la sacristie
Trésors de la sacristie
Evocation d´une prise d´habit
Evocation d´une prise d´habit
La novice est revêtue d´un voile de mariage précieux, en application de dentelle au point d´Angleterre sur tulle
Parements d´autel italiens
Parements d´autel italiens
Reconstitution d´un monastère
Reconstitution d´un monastère
La scénographie est basée sur la reconstitution d´un monastère de la visitation dont on parcours les salles
Evocation du choeur des soeurs
Evocation du choeur des soeurs
Trésors monastiques
Trésors monastiques
Souvent conservés dans la salle du chapitre
Evocation du Réfectoire
Evocation du Réfectoire
Réalisé à partir d´une miniature du monasère de Zangberg
Porte en verre gravé
Porte en verre gravé
Imposant reliquaire
Imposant reliquaire
Issue de l´ancienne Visitation de Moulins
Accueil de l´exposition
Accueil de l´exposition
Procession au second monastère de Nice
Procession au second monastère de Nice
Milieu XIX°
Voile de mariage
Voile de mariage
Utilisé pour les prises d´habit des religieuses Application (motifs en dentelles aux fuseaux à la main appliqués sur un voile de tulle mécanique) Belgique, détail, vers 1870
La Fontaine de vie
La Fontaine de vie
Sans doute peintre « franco-flamand » Huile sur bois Seconde moitié du XVIe siècle
Récréation à la Visitation
Récréation à la Visitation
Nantes - 2010 Cliché David Le Glanaër
Evocation de la salle de communauté
Evocation de la salle de communauté
Au premier plan le pluvial du Bon Pasteur brodé par les soeurs d´Avignon (avant 1810), alors en exil à Calatayud (Espagne)